I) L'évolution de la famille dans la deuxième moitié du XXè siècle

 I)L'évolution de la famille dans la 2ème moitié du 20ème siècle

 

La seconde modernité, à partir de 1960 jusqu'à aujourd'hui, marquée par le développement de la  culture jeune, traduit l'importance d'un monde de l'enfant, reconnu par les adultes, et sur lequel ces derniers ont peu de légitimité à intervenir. 

 

A- Le changement de la famille traditionnelle

 

1- Les divorces

Les changements de la famille sont visibles et nombreux car celle-ci n'obéit plus à un modèle unique, on peut donc apercevoir une apparition de la montée des divorces en une trentaine d'années, on est passé d'un divorce relativement rare à un divorce qui touche près d'un couple sur trois. On assiste depuis 1975 à une hausse continue des divorces quelques soit la durée du mariage.

 

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Aujourd'hui, la proportion finale de divorces parmi les couples mariés serait voisine de 30% et  le risque de rupture est beaucoup plus net en début de mariage. Pour ceux qui se séparent justement dans leurs premières années de mariage, le divorce peut constituer une expérience sociale importante, un des différents seuils où l'identité se construit.

 

  • Les divorces ont plusieurs conséquences sur l'enfant:

Chez la plupart des enfant sont les parents sont divorcés et notamment les enfants de moins de dix ans nous avons put constater une peur fréquente de l’abandon. Quand un couple divorce un des parents est obligés de quitter le domicile familiale et cela peut donc crée un manque chez l'enfant qui a peur que l'autre adulte s'en aille. L'enfant devient agressive, a tout âge, il manifeste de la colère cherchant parfois à trouver un coupable. Cette colère peut être interprétée comme l'extériorisation d'un sentiment de rejet et d'impuissance. Les enfants ne choisissent pas cette séparation: ils subissent la décision de leurs parents et de ce fait se sentent mis à l'écart. La colère, suite au choc de l'annonce de la rupture, est une réaction normale, on peut la considérer comme constructive. L'enfant se sent coupable, il s'interroge sur son comportement, ses gestes antérieurs et se sent responsable des disputes des parents ou de leur décision de séparation. faute de comprendre le "pourquoi" , il conclue que c'est de sa faute surtout vers 8-9 ans.

 

2- La mono-parentalité et les familles recomposées

Une famille mono-parentale, c'est une famille qui comprend un parent isolé et un ou plusieurs enfants célibataires (n'ayant pas d'enfant). Les séparations ont souvent lieu après une ou plusieurs naissances, ce qui expliquent que de nombreux enfants ne vivent pas avec leurs deux parents. Jusqu'à la fin du 19ème siècle, il était fréquent que les enfants soient totalement privés de l'autre parent; il pouvait être inconnu, décédé, car la mortalité était élevée et la durée de vie plus courte. Un beau parent pouvait se substituer (remplacer) au parent absent; les romans et les contes ne manquent pas d'exemples de relations difficiles avec les parâtres et les marâtres, ou entre les enfants de « lits différents » vivant sous le même toit.

Situation familiale des enfants de moins de 18 ans en 1994 (en %) : enfants résidant avec ...

Leurs deux parents                                    82,8

Un seul parent                                          11,5

Leur mère                                                  10,7

Leur père                                                    0,8

Un parent et son nouveau conjoint                    4,6

Leur mère                                                  3,9

Leur père                                                   0.7

D'autres personnes                                      1,1

Total                                                       100

Source : INED

 

En 1994, parmi les enfants de moins de 18 ans, près d'un sur 5 ne vit pas avec ses deux parents et 11,5% des enfants résident dans une famille où le parent vit seul.

Pour les enfants vivant chez leurs mères ( 10 fois plus nombreux que ce qui vivent chez les pères en 1994), 30% n'ont plus de relations avec leur père, la proportion des enfants qui n'ont plus de relations avec leur père n'a pas varié dans les dernières années. Quant aux enfants qui continuent à voir leur père, ils le voient plutôt plus fréquemment que par le passé. On considère de plus en plus que les mères qui font obstacle aux droit de visite n'agissent pas dans l'intérêt de l'enfant et les pères sont devenus plus proches de leurs enfants et assument plus volontiers leur obligation d'éducation et renoncent peu aux occasions de voir leur enfant prévus par le droit de visite. Toutefois, l'évolution de la situation familiale du père qui « refait sa vie » l'éloigne plus souvent de l'enfant né de sa précédente union, ce qui n'est pas le cas lorsqu'il s'agit de la mère.

 

3- La Famille n'obéit plus à un modèle unique -Homosexualité et adoption

L’adoption peut être demandée par deux époux non séparés de corps, mariés depuis plus de deux ans ou âgés l’un et l’autre de plus de 28 ans, mais elle peut également être demandé par une personne âgée de plus de 28ans.

 

Le couple homosexuel qui n’a pas la capacité de procréer peut, ressentir une attirance pour le modèle parental et connaître les émotions de la parentalité hétérosexuelle. Durant les trente dernières années, de nombreux changements familiaux ont été observés : multiplication des « familles recomposées », mono-parentales, adoptives, procréations médicalement assistées... Aujourd’hui, nous assistons à la naissance d’une autre forme, la « famille homo-parentale ». La notion de famille homo-parentale désigne un ensemble de personnes constitué de deux groupes : une structure parentale formée d’un parent unique ou d’un couple de parents dont l’orientation homosexuelle est individuellement claire et collectivement reconnue ; d’autre part un ou plusieurs enfants sont légalement considérés comme issus d’un des parents au moins . Il n'y a plus « la famille » mais des familles ; la famille est plurielle.

La famille homo-parentale est l’une des formes familiales contemporaines. Le nombre d’homo-parents ne cesse d’augmenter, et le désir d’enfant au sein d’un couple homosexuel est de plus en plus présent. 50% des personnes homosexuelles vivent en couple, 10 % ont des enfants et 40 à 50 % expriment le désir d’être parents.

Les homosexuels ont aujourd'hui, des choix restreints pour adopter légalement :

-Le recours à la procréation médicalement assistée avec tiers donneur pour les femmes, mais cette pratique n’est pas autorisée par les lois françaises. Les couples intérréssés sont donc obligés d'aller or de la France pour pouvoir recours à la Pma.

-L'adoption, mais il faut que ce soit une personne célibataire homosexuelle. Un couple homosexuel n'as, actuellement, pas le droit d'adopter d'enfant en France.


En 2004, il y avait en France 23 000 couples en attente d'adoption et cinq fois moins d’enfants, environ 5 000 adoptés par an. Certains, devant ces chiffres, pensent que les couples hétérosexuels sont prioritaires. En 2006, certains députés fondent une entente parlementaire pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère. Cela pose donc quelques problèmes vis-à-vis de l'adoption des enfants par un couple homosexuel français de nos jours.

 

B-L'arrivée d'agents de socialisation

1- Définitions

Agents de socialisation : On nomme agents de socialisation les environnements sociaux plus ou moins institutionnalisés qui interviennent dans la socialisation des individus.

 Socialisation : C'est le processus par lequel l'individu apprend et intériorise les différents éléments de la culture de son groupe afin que cet individu se forge sa propre identité.

Institution : C'est un cadre stable, caractérisé par une existence propre (règles, rites, symboles) indépendante des individus qui la traverse et l'utilise (Famille, étatt, école, la religion sont des institutions au sens sociologique du terme.)

Valeurs : Ce sont des principes, des idées, valorisées au sein d'une société. C'est un idéal à atteindre.

Normes : Manière de se comporter, règles de conduite. Les normes découlent des valeurs

Statuts : C'est la place que l'on occupe dans la société ( statut d'élève, statut de père ...)

Rôle : Un rôle est un comportement qui découle des statuts.

Aujourd'hui la famille est plus ouverte aux normes et aux valeurs qu'avant.

Le désir d'être compris et de s'affirmer pousse l'enfant à améliorer sa façon de communiquer, verbalement et par les gestes. Le fait de savoir communiquer efficacement joue un rôle capital dans le développement des habiletés sociales et le soutient des adultes est nécessaire pour aider l'enfant à développer sa capacité de communiquer.

 

2- Les relations avec les parents ( la famille )

Dès le plus jeune âge, c'est la période ou l'enfant est le plus malléable, l'enfant est une personne en devenir, en construction. La famille est un espace ou l'affectif est très présent, l'amour, la reconnaissance jouent des rôles de ressort facilitant les apprentissages. La famille est la première instance de socialisation, les apprentissages au sein de la famille sont ancrés en profondeur dans chaque individu : l'intériorisation, la famille socialise de manière diffuse quasi permanente.

On peut s'apercevoir qu'à la maison, les revendications deviennent de plus en plus fortes: elles portent sur des libertés que l'on peut considérer comme excessives, qui sont stimulées par le marketing et les médias. Aujourd'hui l'enfant a plus de liberté qu'avant comme pour les sorties, par exemple aller à 11 ans au McDo avec ses copains et n'en revenir qu'à 16 heures leur paraît un droit légitime. Les pressions actuelles de la société de consommation, les exigences parentales sont multipliées: à propos des habits, du cinéma, de la télévision. Si l'on veut être un parent éducatif, cela devient de plus en plus difficile! 

 

3- L'école

L'école a pour but de transmettre des connaissances, mais principalement, c'est une institution dont la vocation est de socialiser.

A la fin du 19ème siècle, l'école est devenue gratuite, laïque et obligatoire et a la charge d'unifier la nation française et de faire naître le sentiment national à travers l'histoire et la géographie.

Si aujourd'hui cette fonction socialisatrice est moins uniforme, elle demeure tout de même très importante. Au contact de l'école, l'enfant est confronté à des normes, des valeurs, des statuts, des rôles et des références culturelles.

La prise d'importance de l'école dans la vie des enfants au cours du 20ème siècle fait apparaître des interférences entre la socialisation familiale et la socialisation scolaire. En effet, ce qui est valorisé à l'école ne l'est pas forcément dans les familles. Pour certains enfants, l'école et la famille se relaient mutuellement pour d'autres, il y a décalage, tiraillement voire conflits entre ce qui est vécu et appris dans la famille et ce qui est valorisé par l'école.

Mais qui dit école, dit éducation. D'autres personnes que les parents peuvent jouer un rôle déterminant dans le développement social de l'enfant et ce, depuis son plus jeune âge. L'éducatrice est l'une de ces personnes. Grâce à la qualité de ses soins et à son contact chaleureux, l'enfant apprendra qu'elle est là pour répondre à ses besoins physique et psychologique et il s'attachera à elle. Ce lien d'attachement permettra d'obtenir la participation de l'enfant au développement de sa socialisation.

 

4- Les relations avec les pairs

Dès le plus jeune âge, l'enfant est capable de s'engager dans des relations sociales, limitées mais souvent armonieuse avec d'autres enfants et ce, dès l'âge de 6mois. Très jeune, l'enfant est sensible aux personnes qui l'entourent et spécialement aux autres enfants. Les groupes de pairs sont importants surtout pendant l'adolescence, ce sont des modèles de comportement.

 

C- Le déclin de l'autorité dans les rapports parents/enfants

 1- Rôle pères-enfants

Le rôle du père est loin d'être secondaire. Il exerce une influence positive sur l'ensemble de la personnalité de l'enfant et ceci dès son plus jeune âge. Au 20ème siècle, le père est représenté comme étant le représentant de la loi, c'est lui qui, par le fait de son existence empêche symboliquement la relation fusionnelle mère- nourrisson, cela permet ainsi à l'enfant de s'ouvrir au monde des autres.

Le père incarne et transmet à l'enfant les règles qui lui permettront d'acquérir force de caractère, pouvoir de contrôle, sens moral et désir d'affirmation positive de soi. La figure traditionnelle du père se situe donc du côté de l'autorité et il joue un rôle dans la socialisation.

Un des rôles importants du père est la fonction de séparation et il permet à l'enfant de ne pas rester le petit objet de sa mère ; le père vient couper le cordon. Le rôle du père est capital, c'est l'autorité, la sécurité, la tendresse aussi, le père joue le rôle de chef de famille. Il joue un rôle important dans la construction de l'identité sexuelle de l'enfant. Pour le garçon, il est un modèle d'identification : celui à qui il va chercher à ressembler. Et pour la fille, il est une sorte de modèle idéal de l'autre sexe : celui qu'elle cherchera à retrouver après la puberté.

 

2- Rôle mères-enfants

La mère et son enfant ont un lien particulier, cette relation qui se noue dans la poche utérine continue après la naissance : c'est un amour primitif.

La mère incarne le schéma classique, la douceur, l'amour, la tendresse, la patience, l'écoute...Elle console, rassure, apaise, encourage, berce, soigne.... Dans ce sens, on peut comprendre que la relation mère enfant soit plus forte. La mère est un élément essentiel à la survie de l'enfant dans les premiers mois de sa vie, il se noue une relation de dépendance très forte de l'enfant envers sa mère qui est « toute». La mère constitue la première figure humaine que connaît l'enfant, il fait avec elle sa première expérience de la relation. La mère est le premier objet d'amour de l'enfant, cette relation à la mère est primordiale, elle est la base du développement de l'enfant et conditionne en partie ses futurs acquis et relations.

Cette fonction maternelle est attribuée à la mère car elle constitue une sorte de continuité naturelle et nécessaire de la naissance. Le rôle de la maman est de présenter le monde extérieur à son enfant en l'accompagnant dans la vie au quotidien à travers le langage et à travers les jeux. La maman est là pour veiller aux nécessités urgentes de son enfant pour l'apaiser et le calmer.

 

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