II) L'évolution a un impact négatif et positif sur le comportement de l'enfant

 

 II) l'évolution a un impact négatif et positif sur le comportement de l'enfant

 

A. Les éléments positifs

 

1. L'épanouissement de l'enfant

Nous, les êtres vivants sommes des êtres sociaux et se lier, s'attacher aux autres personnes paraît faire partie de notre nature. L'attachement de l'enfant vis à vis de ses parents sert deux fonctions adaptives: protection et socialisation. En effet l'enfant se sent protéger par ses parents, il se sent en sécurité avec eux, ainsi l'enfant va se sentir plus libre de découvrir le monde physique et social, explorer et établir de nouvelles relations. La qualité des premiers attachements influence les relations que l'enfant va avoir avec son entourage, qu'il va établir ultérieurement avec d'autres personnes comme par exemple ses maîtres, ses camarades d'école. L'enfant se construirait en effet une sorte de modèle de ce que l'on peut attendre des autres, modèle qui sera réutilisé lors des échanges avec de nouveaux partenaires.

Nous pouvons noter que le lieu d'accueil de l'enfant a une réelle importance, il constitue un lieu de socialisation où l'enfant manifeste des comportements d'attachement.

  • attachement sécurisé: ce type d'attachement apparaît comme les plus populaires dans le groupe scolaire; ils se montrent empathiques, apaisants, sachant faire face aux difficultés et demander de l'aide lorsque c'est nécessaire; leur estime de soi est bonne, et leurs maîtres d'école se montrent chaleureux à leur égard.

Les enfants ayant une bonne relation avec les personnes d'accueil sont ceux qui ont une relation positive avec leurs parents. Preuve qu'il n'y a pas de compétition relationnelle entre les parents et les éducatrices ou les assistantes maternelles. La théorie de l'attachement met ainsi en évidence qu'être autonome, être soi, ne signifie pas être sans liens.

2. L'autonomie de l'enfant

Le droit des individus à devenir eux-mêmes est devenu la croyance centrale de la seconde modernité. Ainsi, l'enfant a changé d'identité non parce que les adultes s'inclineraient devant l'enfant roi, mais parce que tout individu , jeune ou non, est "roi" dans une société individualiste. Les parents associent l'enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité, l'enfant n'est donc pas totalement roi puisqu'il n'a pas toute autorité sur son existence, mais il le devient progressivement. L'enjeu de ce terme "roi" renvoie à l'idée d'autonomie, cela revient à dire que les parents ne peuvent savoir, par définition, en tant que parents, toujours mieux que leur enfant ce qui constitue son "intérêt", son "bien". Et cela est particulièrement vrai vers l'âge de 10-12 ans, lorsque l'enfant rentre dans un temps décisif de l'individualisation. Cette phase, qui ouvre sur le processus de prise d'autonomie propre à l'adolescence, peut être appelée "adonaissance".

 

3. Les moyens de réussite de l'enfant

Aujourd'hui l'enfant est de plus en plus précocement programmé pour une certaine réussite scolaire et sociale. La précocité est progressivement constituée comme norme, ou du moins comme inspiration: il s'agit d'être en avance sur ses pairs pour tel ou tel apprentissage cognitif (ce qui a rapport avec la faculté de connaître), culturel ou artistique. Ceux qui ne sont pas dans ces dispositions, les enfants "lents", "rêveurs", "irréguliers", "passifs", "en difficulté" sont eux aussi très précocement stigmatisés (dénoncé, blâmer). La gestion de la prévention des problèmes scolaires a alors pour effet de vulnérabiliser certains enfants de plus en plus tôt, comme lorsqu'on parle "d'échec scolaire" ou de "risque d'échec" dès la maternelle, nous sommes donc bien en présence d'un modèle de gestion des risques qui, rencontrant des discriminations entre les enfants selon leur origine.

Nous pouvons donc aujourd'hui remarquer qu'il existe différents moyens pour que l'enfant est une réussite scolaire totale quelque soit la situation sociale de la famille. Parmi ces moyens existe "la discrimination positive" ce moyen permet de favoriser la réussite scolaire des enfants issus de milieux défavorisés. La politique d'égalité des chances des années soixante et septante n'a pas produit l'égalité des résultats, au contraire, elle a profité davantage à ceux qui étaient déjà favorisés par leur appartenance à un milieu plus ou moins aisé. Ainsi, nous avons proposé de mettre en oeuvre un enseignement différencié qui s'adapte à la diversité des aptitudes et des savoir pour apporter plus à ceux qui ont moins. Le principe "de la discrimination positive", élaboré en Grande-Bretagne en 1967, consiste à affecter des subventions complémentaires à des écoles primaires, situées dans des zones comprenant plusieurs écoles qui accueillent des enfants de niveau socio-économique très modeste. l'objectif central de l'opération est d'apporter aux familles et aux enfants en difficulté, une aide, à partir de l'école, de façon à compenser le handicap social et cela se concrétise par la conduite de projets qui s'attaquent aux causes profondes d'échec scolaire, spécifique à la zone, et qui visent à promouvoir la réussite scolaire des populations concernées. Il est donc indispensable de bien repérer les publics que l'on veut privilégier, et d'adapter les actions menées à leurs difficultés spécifiques de manière à leur assurer la réussite scolaire et cela particulièrement dans les quartiers défavorisés où l'école est l'équipement primordial aux yeux des habitants, elle doit coopérer avec tous les cateurs locaux de développement: services sociaux, culturels, associations volontaires, entreprises...

Nous pouvons en deuxièmement dire aussi qu'il y a eu la mise en place de bourses pour les élèves voulant faire de grandes études dans des écoles privées par exemple, des écoles qui par année demandent beaucoup d'argent et cela afin que l'élève ait le plus de chances possible pour réussir, dans les écoles les plus prestigieuses. La mise en place de bourses pour les élèves défavorisés est alors une bonne chose pour qu'eux aussi puissent faire des études afin de se cultiver et avoir un bon métier.

B. Les éléments négatifs



1. Le statut de l'enfant

Aujourd'hui nous pouvons remarquer que l'enfant a changé de statut au cours des dernières décennies, il a une nature double, ce qui suscite craintes et incompréhensions, il faudrait alors rétablir l'autorité , remettre de l'ordre entre les générations, redéfinir les âges pour que les plus âgés assument leur âge (et leur autorité) et que les plus jeunes acceptent d'être petits. Ainsi une meilleure compréhension des changements du statut de l'enfant est nécessaire. La reconnaissance de l'enfant comme personne, comme individu, ne signifie pas que l'enfant est un adulte. Elle indique que le processus central des sociétés contemporaines occidentales - l'individualisation - touche désormais aussi les enfants. l'enfant est à la fois fragile comme un enfant et respectable comme tout être humain, le fait de reconnaître à l'enfant une identité qui ne se réduise pas à celle de "petit" signifie que, dès le plus jeune âge, l'enfant doit apprendre autre chose que l'intériorisation de son statut pour aussi devenir lui-même. Les adultes ont à respecter l'enfant à un double titre, et ils doivent demander aussi un respect qui leur est dû, double lui aussi, en tant que "parent" et en tant que personne.

Il existe différents attachements liés à l'enfant et à son entourage:

  • anxieux-résistant: ce style d'attachement reflète la difficulté de l'enfant à utiliser le parent comme une "base sécurisante", parce que ce petit manifeste une indépendance précoce, qui mettrait en réalité en évidence une difficulté à utiliser le parent comme source de réconfort. Les enfants tendent à se moquer de la détresse des autres; ils semblent mal tolérer l'expression de tels affects, et eux-mêmes évitent d'exprimer des demandes de réconfort à l'égard des autres. Ils se montrent agressifs, recherchent l'attention mais n'obtenant que de l'hostilité, leurs maîtres se montrent peu affectueux à leur égard.

  • anxieux-évitant: les enfants ayant ce type d'attachement tendent à se moquer de la détresse des autres; ils semblent mal tolérer l'expression de tels affects et eux-mêmes évitent d'exprimer des demandes de réconfort à l'égard des autres. Ces enfants se montrent agressifs, recherchent l'attention mais n'obtiennent que de l'hostilité.

  • anxieux-ambivalent: cet attachement est lié lorsque l'enfant demande lui même du réconfort lorsque l'un de ses camarades pleure. Cet enfant est souvent victime des autres et son maître a un comportement infantilisant avec lui.

2. Enfants rois Trop gâté, protégé

Les enfants sont trop gâtés et protégés de tout. L'éducation à changée ainsi que les comportements. Il à maintenant un statut très fort à cause des progrès de la société de consommation et des progrès techniques mais aussi car il a été désiré,de plus on le met sur un piédestal. Ses désirs deviennent des ordres. Il se transforme en tyran et refuse d'aider les autres. L'enfant va refuser tous apprentissage qui ne lui procure pas de désirs, il aurait donc du mal à s'accommoder à la vie réelle car il a toujours eu ce qu'il voulait et devient dépendant de ses parents. Ses parents sont incapables de lui refuser quoi que ce soit et n'osent pas interdire. C'est alors qu'ils deviennent complètement démunis face à sa désobéissance et ne le contrôlent plus. Les conséquences de son comportement vont aussi se voir à l'école et dans son groupe d'amis. La question que l'on peut se poser, ''Quel citoyen, quel employé, quel conjoint deviendra-t-il ?''

3. Pression réussite scolaire

Tout comme les adultes passent une partie importante de leur vie au travail, les enfants passent aussi plusieurs heures par jour à la garderie ou à l’école. Cette dernière est génératrice d’exigences particulières et stressantes : les études, les examens, les activités parascolaires, les pressions aux performances académiques, les relations avec les pairs et les professeurs. Sans compter les autres sources de stress à la maison, qui s’ajoutent à ces pressions. L’estime de soi d’un enfant est grandement sollicitée à travers toutes ces exigences et des problèmes.

Les parents n'attendent plus que de leur enfant de prolonger leur lignée, de subvenir à leurs besoins quand ils seront vieux. Leurs attentes sont plus exigeantes, l'enfant doit les récompenser par sa réussite scolaire et son bon développement. Donc l'enfant porte une lourde pression et c'est une grande source de stress. Des études récentes montrent que 50 à 75 % des enfants d’âge scolaire ont de sérieux problèmes de stress. Notre monde, en constante évolution, place les jeunes devant beaucoup plus de défis qu’autrefois.

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